Publié le 1 mars 2024
Urgence salariale dans la Fonction Publique : toutes les organisations syndicales appellent a la mobilisation le 19 mars - PDF

Urgence salariale dans la Fonction Publique : toutes les organisations syndicales appellent a la mobilisation le 19 mars

Les organisations syndicales de la fonction publique CFDT, CFE-CGC, CGT, FA, FO, FSU, Solidaires, UNSA constatent et condamnent l’absence de toute perspective de mesures générales d’augmentation des rémunérations dans la fonction publique dans un contexte d’inflation encore soutenue. Il est urgent d’ouvrir sans délai des négociations pour améliorer les carrières et prendre des mesures générales pour les salaires, notamment en revalorisant le point d’indice, dans une situation d’effondrement du niveau des rémunérations des agent·es publics.

Pour l’égalité salariale et professionnelle, la journée internationale de lutte pour les droits des femmes le 8 mars sera une étape de mobilisation à laquelle nous apportons tout notre soutien.
Loin de répondre sur la question des rémunérations et des conditions de travail, le président de la République a réaffirmé la mise en perspective d’une loi, qu’il qualifie « d’historique », pour la fonction publique visant selon lui à mieux reconnaître le « mérite ».

Quelques semaines plus tard, il ajoute un plan de 10 milliards d’économies pour les ministères et les agent·es qui mettent en œuvre les politiques publiques. Les organisations syndicales dénoncent ces décisions, tant sur le fond que sur la forme. Les agentes et les agents ne sont pas dans l’attente du « mérite » mais d’une rémunération qui leur permette de vivre dignement de leur travail et qui soit prise en compte pour le calcul de leurs pensions. Elles et ils sont aussi dans l’attente des moyens pour accomplir les missions qui sont les leurs dans de bonnes conditions, y compris dans l’intérêt des usagers·ères.

Pour mettre un terme à la spirale de stigmatisation et de dévalorisation de l’ensemble des personnels de la fonction publique et refuser de subir une année blanche en matière salariale, les organisations syndicales décident d’une journée de mobilisation le 19 mars prochain et les appellent à se mobiliser par tous moyens y compris la grève.

Bagnolet le 28 février 2024

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Publié le 29 février 2024
Le 8 mars c’est tous les jours ! Journée internationale de lutte pour les droits des femmes - PDF

Le 8 mars c’est tous les jours ! Journée internationale de lutte pour les droits des femmes

En France comme dans d’autres pays du monde les attaques se multiplient contre les droits des femmes et les inégalités au travail perdurent. Depuis 50 ans les lois se succèdent et ne sont toujours pas pleinement respectées.

À quand l’égalité réelle entre les femmes et les hommes ?

  • L’écart salarial moyen est encore de 24 % dans le secteur privé et de 14 % dans les fonctions publiques.
  • Les femmes occupent 80 % des emplois à temps partiel et 95 % des congés parentaux.
  • Retraitées, leur pension est en moyenne inférieure de 40 % à celle des hommes.
Ce 8 mars, l’UNSA appelle à la grève et à la manifestation pour l'égalité réelle entre les femmes et les hommes.
Toutes et tous mobilisé·es !

En 2024, l’UNSA continue à revendiquer et agit au quotidien pour :

  • Faire appliquer réellement les mesures en faveur de l’égalité femmes-hommes.
  • Mener des actions visant la déconstruction des stéréotypes liés aux représentations « genrées » des métiers.
  • Faire de la prévention des violences sexistes et sexuelles un sujet obligatoire de négociations dans toutes les entreprises et la Fonction publique.
  • Favoriser une meilleure articulation entre vie professionnelle et vie personnelle.
  • Former ses militant·es et adhérent·es sur la lutte contre le harcèlement. sexuel et les agissements sexistes au travail.
  • Engager chacun et chacune à respecter le code de conduite et la charte de l’UNSA sur l’égalité entre les femmes et les hommes.

L’égalité de toutes et tous, ça ne concerne pas seulement celles et ceux qui se sentent écarté·es, cette liberté relève de notre responsabilité commune !

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Publié le 25 février 2024
Télétravail : de votre avis aux actes de la Ville de Paris - PDF

Télétravail : de votre avis aux actes de la Ville de Paris

La DRH vous a récemment adressé un questionnaire permettant de recueillir votre avis sur le télétravail. Il vous reste jusqu’au 5 mars pour y répondre.

Une indemnité télétravail à revaloriser

Cette enquête ne nous fait pas oublier que, par nos communications répétées des 19 octobre 2022, 9 novembre 2022 et 6 février 2023, l’UNSA revendique toujours la revalorisation de l’indemnité télétravail, actuellement réduite à 2,50€ par journée de télétravail effectuée dans la limite de 120 € par an (soit 48 jours/an).

En cette période d’augmentation du coût de l’énergie, insuffisamment compensée par cette indemnité, l’UNSA en intersyndicale avec l’UCP et la CFTC, est revenue vers Madame Olivia POLSKI, Adjointe à la Maire de Paris en charge de toutes les questions relatives aux ressources humaines, au dialogue social et à la qualité du service public, afin de mettre le montant de cette indemnité en conformité avec l’arrêté ministériel du 23 novembre 2022. La transposition de ce texte à la Ville conduirait à revaloriser le montant journalier de ce forfait de 2,5 € à 2,88 €, dans la limite d’un plafond de 253,44 € par an (soit 88 jours/an).

Sur l’indemnité, le Décret 2021-1123 du 26 aout 2021 est clair : si sa mise en œuvre est à la discrétion des collectivités (article 1), dès lors qu’elle est instaurée, son montant et son plafond eux sont imposés et ne sont pas à la discrétion des collectivités (article 4).

Ainsi, un article du 6 avril 2022 de MAIREinfo précise que « saisie par l’Association des Maires de France à l’automne 2021, la Direction générale des collectivités locales (DGCL) [du Ministère de l’Intérieur] a confirmé que le décret du 26 août faisait autorité et que le montant de [2,88 € (mise à jour)] par jour "ne peut être modulé par l’organe délibérant." »

Des troubles musculo-squelettiques à prévenir

Par ailleurs, la généralisation du télétravail a conduit à multiplier les troubles musculo-squelettiques (TMS), en particulier le mal de dos. Selon une enquête IFOP publiée le 25 janvier 2023, la proportion de salariés souffrant d'au moins un TMS a augmenté, passant de 72% en 2010 à 86% en 2022, le mal de dos étant le plus répandu (69%). 77% des salariés attribuent ces douleurs à leur activité professionnelle, en particulier les salariés souffrant du dos quotidiennement (86%).

L'enquête pointe également du doigt une autre réalité inquiétante : les employeurs n'en font pas assez pour prévenir les TMS. La majorité de télétravailleurs (60%) estime insuffisante la participation de leur employeur à l’achat de matériel ergonomique et près de la moitié des salariés (47%) la juge aussi insuffisante sur leur lieu de travail.

Le Code du Travail oblige les employeurs à garantir la sécurité et la santé physique de leurs salariés, y compris ceux en télétravail. Cela inclut la prévention des risques professionnels et l'adaptation du travail à l'homme, en particulier en ce qui concerne la conception des postes de travail et le choix des équipements.

Les sièges de bureau ergonomiques, essentiels pour prévenir les TMS, représentent un investissement substantiel. Sur le marché de la Ville de Paris des sièges ergonomiques sont proposés à plus de 400 € TTC. Cependant, ces sièges ne sont pas fournis aux agents en télétravail, les obligeant soit à supporter ces coûts, malgré une indemnité inadéquate, soit à accroitre le risque de développer des TMS.

Pour garantir la Santé Sécurité au Travail et de la Prévention des Risques, pour une bonne application des conseils du guide du télétravail concernant les bons usages pour prévenir les TMS et le respect de ses obligations d’employeur, l’UNSA demande également que la Ville de Paris finance l’achat de sièges ergonomiques pour ses télétravailleurs qui en font la demande.

Anticipons les Jeux :
« l’important, c’est de télétravailler ! »
avec l’indemnité légale, identique à celle de l’État
et sans se blesser

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Publié le 21 février 2024
La paie de février décalée d’une journée ? - PDF

La paie de février décalée d’une journée ?

Régulièrement des messages de la Hotline GA-PAIE informent nos gestionnaires de paie de fermetures intempestives du logiciel, de saisies interdites prolongées et de problèmes techniques récurrents.

Suite à des difficultés techniques encore ce mois-ci, la paie de février pourrait être décalée d’une journée, soit le mardi 27 février 2024.

La ville doit sécuriser ses processus afin d'honorer le virement de la paie aux dates prévisionnelles.

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Publié le 19 février 2024
Revue de presse syndicale au 19/02/2024 - PDF

Revue de presse syndicale au 19/02/2024

Laurent Escure (UNSA) : « pour la première fois, les salariés évaluent le monde du travail »
https://www.csematin.com/droits-salaries/qvct-sante/laurent-escure-unsa-pour-la-premiere-fois-les-salaries-evaluent-le-monde-du-travail.html

Salaire des fonctionnaires : « Il y a urgence à revaloriser tous les agents dès 2024 », avertit l’UNSA
https://www.capital.fr/votre-carriere/salaire-des-fonctionnaires-il-y-a-urgence-a-revaloriser-tous-les-agents-des-2024-avertit-lunsa-1492275

L’UNSA Fonction Publique porte des exigences salariales
https://www.unsa-fp.org/article/LUNSA-Fonction-Publique-porte-des-exigences-salariales

Le salaire, première préoccupation des Français
https://rmc.bfmtv.com/replay-emissions/charles-matin/le-salaire-premiere-preoccupation-des-francais_VN-202402120077.html

Salaire des fonctionnaires : les revalorisations dès 2024 mal embarquées
https://www.capital.fr/votre-carriere/salaire-des-fonctionnaires-les-revalorisations-des-2024-mal-embarquees-1492249

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