L’UNSA pour la révision des conditions d’accès à la hors classe et à l’échelon spécial
Actuellement, l’accès au grade d’attaché hors classe est plafonné à 10% de l’effectif de ce corps. De plus, la nomination à l’échelon spécial est, quant à elle, limitée à 20% des attachés hors classe. Il en est de même pour les ingénieurs.
Ce système des « quotas » déroge à la règle désormais généralisée dans la fonction publique des « ratio promus – promouvables ». Ce dernier a remplacé l’ancien mécanisme des quotas qui étaient déterminés par les statuts particuliers de chaque corps.
Les chiffres parlent d’eux-mêmes :
- En 2025, avec 26 attachés principaux promus sur 673 promouvables, cela équivaut à un ratio promus - promouvables réel de 3,9%...
- Avec une seule promotion à l’échelon spécial sur 13 agents promouvables, le ratio est de 7,7%.
Ces niveaux de promotion extrêmement faibles constituent un blocage manifeste des carrières
Afin de répondre à cette situation, et sans remettre en cause le principe des quotas appliqués aux attachés des administrations parisiennes (nécessaire pour garantir l’homologie avec le corps des attachés d’administration de l’Etat qui est assujetti au même mécanisme), l’UNSA Cadres supérieurs Ville de Paris a proposé de demander d’assouplir ceux-ci sur 2 points :
- Augmenter de 10 à 20 % le quotas d’attachés hors classe par rapport au corps des attachés des administrations parisiennes
- Rendre le passage à l’échelon spécial automatique
Ces propositions ont été transmises par l’UNSA Cadres supérieurs Ville de Paris à Luc Farré, Secrétaire général de l’UNSA Fonction publique.
L’UNSA a porté directement nos revendications auprès du Ministre de la Fonction publique
Lors du Conseil commun de la fonction publique (CCFP) du 13 janvier 2026, le Ministre de la Fonction publique a fait des annonces importantes, que vous pouvez retrouver dans l’article de l’UNSA Fonction publique :
« Le ministre a confirmé qu’il envisageait aussi des mesures pour la catégorie A et en particulier pour les attachés de l’administration […]. « Ainsi, il reprend une de nos revendications : améliorer les ratios Pro/Pro entre le deux premiers grades, revoir les conditions d’accès au 3éme grade des attachés en « défonctionnalisant » son accès et permettre la continuité de la carrière dans l'échelon spécial. »
L’aboutissement de ces revendications aurait des effets positifs au-delà du seul corps des attachés, notamment pour celui des ingénieurs, soumis aux mêmes quotas d’accès à la hors classe et à l’échelon spécial.
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Congé menstruel au travail : Signez la pétition de l’UNSA
Migraines, vomissements, vertiges, fatigue intense, saignements abondant… Beaucoup continuent à travailler malgré tout, au prix de leur santé et de leur bien-être. D’autres sont contraintes de trouver des solutions individuelles (congé sans solde, pose de jours de congés, de RTT…)
Voir la vidéo UNSA Bienvenue à Menstru VillageOui au Congé Menstruel dans la Loi
Les douleurs de règles ne doivent plus être un tabou, ni un obstacle au travail et l’UNSA revendique la reconnaissance légale d’un arrêt menstruel spécifique pour règles douloureuses ou pathologiques, sans perte de salaire. Il ne s’agit pas d’un congé de confort, mais bien d’une mesure médicale et sociale essentielle.
Signer la pétition UNSA pour le congé menstruel Déjà 82 000 signataires : Objectif 100 000 !
Les 4 revendications essentielles de l’UNSA :
- L’inscription dans la loi d’un arrêt de travail spécifique, sur certificat médical, pris en charge par la sécurité sociale.
- La suppression des jours de carence pour les arrêts liés aux règles douloureuses.
- Des aménagements professionnels souples : télétravail, horaires adaptés, espaces de repos.
- Des campagnes de sensibilisation et de formation pour en finir avec les tabous et discriminations.
Aujourd’hui, seules quelques entreprises proposent cet arrêt c’est pour cela qu’une loi est indispensable. La Maire de Paris souhaite aussi instaurer un congé menstruel.
Les acquis des droits des femmes ont avancé par degré, petit à petit, à force de lutte. Il est grand temps que le droit à cet arrêt reconnu et garanti à toutes et partout. Reconnaître la douleur menstruelle, ce n’est pas fragiliser les femmes mais bien au contraire les respecter, les soutenir et adapter le travail à réalité des corps.
De nombreux pays ont déjà franchi le pas, comme le Japon, la Corée du Sud, l’Indonésie et plus récemment nos voisins espagnols. En France, les deux projets de lois ont été rejetés, pour l’UNSA il est temps de rattraper notre retard.
Le 8 mars : toutes et tous mobilisé·es pour les droits des femmes Rendez-vous sous les couleurs de l’UNSA à 13h30 Place Stalingrad
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Le sujet du concours d’attaché 2026
L'écrit du concours d'attaché 2026, s'est déroulé jeudi 26 janvier 2026. L'UNSA s'est procuré le sujet à télécharger.
Retrouvez aussi sur la page du corps des attaché·e·s d’administrations parisiennes celles des années antérieures (parties "Les annales du principalat" et "Les annales du concours d'attaché").
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Les annales de l’oral de l’Examen professionnel d’Attaché
L'UNSA a recensé "quelques" questions posées à l'oral de l'Examen professionnel d'Attaché 2025. Vous pouvez les télécharger ici.
Retrouvez aussi sur la page du corps des attaché·e·s d’administrations parisiennes celles des années antérieures (parties "Les annales du principalat" et "Les annales du concours d'attaché").
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DRH, les agents disent NON au déménagement !
Vous avez été nombreux à répondre au sondage que nous avions lancé en fin d’année.
Comme convenu, voici les résultats que vous attendiez et qui nous ont déjà été utiles pour appuyer nos 1eres interventions dans les instances représentatives. En voici les grands traits :
80% des agents sont opposés au déménagement et 7% favorables 42% des agents envisagent de quitter la DRH et 30% y réfléchissent fortement 82% des agents sont impactés par une augmentation du temps de trajet
Ces chiffres traduisent un rejet massif du déménagement de la DRH !
De plus, vous êtes 85% à rejeter les open-spaces et 83% à demander un télétravail élargi en compensation.
Parmi vos principales observations, vous êtes unanimes à demander des cloisons et à travailler dans des bureaux de 3-4 personnes maximum. S’agissant de votre refus de travailler en open-space, vous invoquez notamment le bruit, le manque de concentration, la fatigue, le stress et le non-respect des règles de confidentialité... la diminution de la qualité de vie au travail.
Vous regrettez le manque de concertation préalable et demandez à être accompagné dans votre démarche de mobilité dans l’hypothèse où le déménagement à AXIOM ait bien lieu. Vous souhaitez une prise en compte de vos situations individuelles. Vous êtes également nombreux à manifester vos inquiétudes sur la proximité du périphérique et la qualité de l’air extérieur et intérieur au bâtiment AXIOM et l’impact possible sur votre santé.
N’hésitez pas à contacter vos élus UNSA DRH-DFA-DSIN pour nous faire part de vos remarques, de vos préoccupations ou de vos attentes. C’est ensemble que nous serons le plus efficaces pour vous représenter au mieux dans les différentes instances.
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