Publié le 13 mai 2013
“18 minutes pour être efficace” - PDF

“18 minutes pour être efficace” "18 minutes pour être efficace" c'est le titre d'un ouvrage de Peter Bregman, qui nous enseigne « la méthode simple pour réaliser ce qui est important en évitant procrastination et éparpillement ». C'est aussi le temps qu'il a fallu à notre syndicat pour donner suite à la demande de rectification de la DRH, suite à l'article "Carton jaune" paru dans notre précédent Flash du Mardi 16 avril 2013. 11h47 : diffusion du Flash du Mardi 12h17: réception d'un mail de la DRH "S'agissant du bilan du mouvement des attachés 2012, merci de bien vouloir indiquer dans un prochain numéro du flash que les éléments ont bien été transmis par la DRH". 12h35 : rectification effectuée ! Pourquoi en effet attendre le prochain Flash ? Certes l'administration parisienne nous a habitués à la patience, mais notre syndicat a souhaité immédiatement rectifier l'information. Puis nous nous sommes mis en quête du bilan du mouvement des attachés 2012 qui nous avait donc échappé ! En effet, à défaut d'y être associé, les élus paritaires UNSA attachés avaient demandé lors de la CAP du 21 février 2013 à disposer de ce bilan mais pour des raisons … que la raison ignore, la DRH l'a transmis à certains élus paritaires et pas d'autres, alors qu'elle pensait le transmettre aux seuls permanents syndicaux … la référence aux permanents n'ayant de toute façon aucune logique s'agissant d'une demande formulée en CAP ! Bref vous l'aurez compris ce bilan a fait l'objet d'une diffusion très confidentielle, alors que l'annonce du mouvement annuel avait bénéficié d'une large communication y compris par le biais de messages adressés directement aux attachés. Alors pourquoi le bilan ne leur a-t-il pas été transmis par la même voie ? Afin de vous éviter de vous perdre dans les méandres d'Intraparis (paraît-il que le document se trouve dans la rubrique Ressources humaines / Espace Cadres), voici donc le bilan ! On y apprend que ce mouvement organisé sur  2 mois a fait l'objet d'une communication puis d'une mobilisation importantes, que 68 postes au total ont été offerts à la mobilité pour 35 mutations effectives (contre 20 mutations en moyenne sur la même durée de 2 mois) et que les recruteurs ont ainsi pu se constituer un vivier pour de futurs recrutements. Des retours de détachement, scolarité ou disponibilité ont aussi été constatés dans le cadre de ce mouvement. Si la DRH conclut en affirmant que « les résultats sont jugés plutôt satisfaisants » notre syndicat, tout en reconnaissant au bureau de gestion le temps consacré à ce dispositif, souhaite relever les points suivants : -        Plusieurs contractuels en CDI ont pu accéder au mouvement annuel. Réjouissons-nous pour eux ! Mais à tout le moins, les attachés titulaires sont en droit d'attendre une réciprocité alors que nombre d'entre eux peuvent témoigner de la difficulté voir de l'impossibilité d'accéder à des postes occupés par des contractuels, le renouvellement de leur contrat n'étant qu'une formalité en dépit des textes ! -        La première vague du bilan a permis de pourvoir 18 postes, dont 2/3 par des attachés et 1/3 par des contractuels et un conseiller socio-éducatif. La deuxième vague qui comprenait donc les postes non pourvus dans la première vague et 25 nouvelles vacances n'aurait quant à elle attiré que des attachés ? Une analyse aurait été bienvenue. -        Les dates de retour de détachement ou de disponibilité n'étant pas calées sur celles du mouvement annuel, nous continuons à solliciter une attention soutenue et continue de la part de la DRH en faveur des collègues qui souhaitent réintégrer la Ville, et un accès aux fiches de postes par le biais d'un extranet dans les meilleurs délais. -        Ce mouvement aura donc permis de pourvoir légèrement plus de la moitié des postes proposés (35 mutations pour 68 offres). Le résultat de 35 mutations est comparé à la moyenne sur une même période de 2 mois hors mouvement, soit 20 mutations. Cette comparaison aurait pu être appréciée positivement si la méthode de comptage avait été rigoureuse. Mais nous restons perplexes pour deux raisons :

  • face à quelques situations individuelles dont nous avons pu avoir connaissance, certes anecdotiques mais qui peuvent venir accentuer favorablement le résultat et faire en sorte qu'il soit légèrement positif au lieu de légèrement négatif ;
  • un bilan trop succinct et quasiment dépourvu d'analyse qualitative. À cet effet, dans le bilan du prochain mouvement, il serait intéressant - entre autres - de savoir si les postes libérés par les contractuels ayant bénéficié du mouvement ont pu être pourvus par des attachés, de connaître le baromètre d'attractivité par direction, de vérifier si ce dispositif permet de limiter le recours massif à de nouveaux contractuels …
… ou si, finalement, il n'y a rien de nouveau sous le soleil ! D'ores et déjà, les deux CAP qui se sont tenues depuis le début de l'année 2013 laissent penser que le mouvement annuel n'a qu'un effet très limité sur les accueils en détachement. En effet, la DRH a certes "gelé" les accueils en détachement pour la CAP de décembre, mais une CAP exceptionnelle qui s'est tenue dès le 21 février - soit à peine deux semaines après les affectations de la deuxième vague du mouvement annuel - a permis d'accueillir 5 nouveaux collègues, tandis que la traditionnelle CAP de printemps a validé l'accueil de 5 autres personnes.