Titulaires ou contractuels : personne ne doit être pénalisé dans sa carrière
A l’origine, le recours aux agents contractuels devait répondre à des besoins ponctuels : remplacements temporaires, missions spécifiques ou difficultés exceptionnelles de recrutement.
Pourtant, le nombre de contractuels progresse fortement depuis la loi de transformation de la Fonction Publique de 2019 :
6 841 contractuels à la Ville de Paris en 2025 +24% depuis 2019
Aujourd’hui, pour la catégorie A, sur les postes budgétaires, 34% des attachés et 30% des ingénieurs sont contractuels. Il sont aussi 13% des agents spécialisés des écoles maternelles.
Cette évolution n’est pas sans conséquences.
Pour les titulaires : l’ascenseur social est en panne
Le développement du recrutement contractuel, c’est moins de recrutements par concours et moins de possibilités de promotion et, au final, moins de perspectives d’évolution de carrière de C en B et de B en A.
Ainsi, et alors que des départs massifs à la retraites sont prévus dans les années à venir, aucun concours d’attaché n’est, à ce jour, encore programmé pour 2027.
Pourtant, les lignes directrices de gestion de la Ville de Paris indiquent clairement que :
« La Ville de Paris privilégie le recrutement de titulaire (par mobilité interne, par concours ou par accueil en détachement), à celui d’un contractuel. »
Pour les contractuels : des perspectives salariales au rabais
Être recruté comme contractuel signifie ne pas bénéficier d'une évolution de carrière structurée par des grades et des échelons comme les titulaires.
Les rémunérations des contractuels sont revalorisées, dans leur partie indiciaire, tous les trois ans, entre +3% et +5%, en fonction notamment de la manière de servir.
Cette progression est moins dynamique que celle résultant de l’avancement indiciaire des titulaires.
A titre de comparaison, pour le premier grade d’attaché ou d’ingénieur, sur une carrière de 26 ans, le taux composé équivalent sur 3 ans est de +6,46%.
Et cette progression peut encore être renforcée par les possibilités d’avancement de grade.
Pourtant, les lignes directrices de gestion de la Ville de Paris indiquent clairement que :
« Pour fidéliser les agents contractuels recrutés, il convient de ne pas les pénaliser au regard des agents titulaires. Les rémunérations de ces agents sont revalorisées, dans leur partie indiciaire, tous les trois ans, en comparaison de la progression indiciaire d’échelon d’un fonctionnaire. »
Titulaires ou contractuels : personne ne doit être pénalisé dans sa carrière
Titulaires comme contractuels doivent pouvoir bénéficier de véritables perspectives de carrière, tant sur le plan salarial et indemnitaire que sur celui des possibilités d’évolution professionnelle, de promotion et d’accès aux concours.
Deux statuts, deux mécanismes de carrière, mais une même exigence : pouvoir progresser.
