Radiographie des attachés
Article édité le Mardi 20 décembre 2011

62 % des attachés ont répondu au questionnaire de notre organisation syndicale lancé le 15 juin dernier. Notre enquête a donc remporté un incontestable succès et nous permet aujourd’hui de vous présenter (ainsi qu’à l’adjointe au Maire de Paris chargée des RH et aux cadres dirigeants de la DRH) un rapport fiable d’analyse et de synthèse sur la façon dont les attachés d’administrations parisiennes perçoivent en cette fin d’année 2011 leurs conditions de travail. Certaines réponses mettent à mal des idées reçues tandis que d’autres confirment un malaise.

L’ensemble des réponses reçues peut être regroupé autour de six thèmes, analysés (graphiques à l’appui) dans notre radiographie dont nous vous invitons à prendre connaissance. Chacun de ces thèmes peut être résumé de la façon suivante :

1. L’organisation du travail
Une très nette majorité d’attachés (84 %) travaille plus de 39 heures par semaine. Parmi eux, une moitié travaille régulièrement après 19h 30. Comment s’étonner alors que, pour les 81 % qui ont ouvert un compte épargne temps (CET), la valeur médiane de ce compte soit de 42 jours ouvrés, c’est-à-dire près de deux mois d’activité ?

2. L’environnement de travail
C’est l’une des bonnes nouvelles de l’enquête : 94 % des attachés émettent un avis positif sur leurs conditions matérielles de travail (30% les trouvant correctes et 64 % les jugeant bonnes ou excellentes). Autre bonne nouvelle : 92 % des attachés peuvent compter sur leurs collaborateurs.

3. La reconnaissance
Les attachés sont critiques sur la perception du corps et son évolution (66 % jugent que les postes d’attachés sont dévalorisés ou déqualifiés, 44 % considèrent que les fonctions dévolues aux attachés se sont dégradées) et, pour plus de la moitié d’entre eux, la reconnaissance est variable en fonction des personnes et des moments. Le sentiment d’un équilibre entre l’effort et la rétribution est, quant à lui, majoritairement contesté.
Autre problème à ajouter à cette ambiance grisâtre : la “réunionite”, qui frappe à tort et à travers l’ensemble des collègues. 81 % d’entre eux estiment qu’on leur impose parfois d’assister à des réunions peu utiles ou inutiles. Cerise sur le gâteau, 74 % des attachés déclarent qu’ils ne sont pas toujours conviés à des réunions auxquelles ils devraient assister…

4. La formation
Les attachés ne disposent pas du temps nécessaire pour réfléchir à l’acquisition de nouveaux savoirs et se former en conséquence.
La hiérarchie s’implique moyennement (41 %) dans ce domaine en suggérant à ses collaborateurs de suivre des formations.

5. La mobilité
71 % des attachés qui souhaitent bouger sont favorables à la mise en place d’un atelier de la mobilité, dont les objectifs seraient de formaliser et valider un projet de mobilité, le réajuster si besoin est, élaborer un plan d’action, se préparer à sa mise en œuvre, connaître les différentes possibilités statutaires liées à la mobilité, etc.
Lucides, 55 % des attachés déclarent que les recruteurs ont leurs réseaux, auxquels ils préfèrent faire appel.

6. La santé au travail
C’est l’une des grandes révélations de notre enquête : 42 % des attachés – ce qui représente un pourcentage très important – jugent que leurs conditions de travail ont eu un impact négatif sur leur santé au cours des dernières années. Et la médecine du travail ne leur est pas d’un grand secours.

Si vous disposez d’un compte Facebook, vous pouvez commenter notre rapport en vous rendant sur notre page officielle.

Photo :  © Machine Project  (licence Creative Commons)


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